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Will driving west Thieves

Il parait que c’est la semaine de la prévention du suicide.
Je ne le savais même pas. Merci facebook de m’apprendre la prudence que je dois avoir. Si il y sa réellement une voix pour nous, faudrait crier plus fort. On as tendance à avoir beaucoup de son dans les oreilles.

On m’as dit souvent qu’on voulait comprendre.
Que c’est pas si difficile.
Qu’il fallait que je me botte le cul.
Que je le veuille vraiment.
Que demain le soleil sera là.
De laisser le temps au médicaments d’agir.
D’attendre de trouver la bonne combinaison.
Que je devais affronter mes démons.

Le truc, si je suis honnête, c’est que je le veux peut-être pas vraiment. Quand je pense à me suicider, la seule barrière, c’est pas ma volonté, ni les pancartes de motivations, ni les mots d’amours qui m’arrête. C’est ma mère. C’est la femme la plus merveilleuse qui soit. Elle donne tellement pour que je sois bien, que je ne peux pas lui faire ça. alors je traverse les temps-tête en attendant son départ. Parce qu’après elle, je pourrais enfin.

Ou enfin, c’est pas tout à fait vrai. Des fois je veux, je veux tellement, je serais prête à renverser la terre et boire les étoiles. Faudrait que je me botte le cul tu dis. Oui. Seulement, certain jours, faire la vaisselle, c’est demandant comme faire un chiffre de 10h à job. J’ai déjà travailler t’en fais pas. Je sais de quoi je parles. alors ces jours là, je me botte le cul, je fais le lit, je fais le lavage, je fais les courses. Mais tout ça, ça sert à rien. mentalement et physiquement, c’est déjà trop. Je suis déjà au bord de la tempête à la première heures, alors quand arrive la quatrième, je plonge.
Pourtant je prends mes médicaments, bien comme il le faut, peut-être à l’exception de ce soir, mais ça, c’est une autre histoire.
Je les prends, quotidiennement. Ma pharmacie personnelle. trois fois par jour.
Deux ans à chercher les combinaison, à attendre, la mort dans le corps, que le kick embarque.
Mais y’en auras jamais de kick. Quand ça tourne partout autour, ça arrive pas. pas au gens comme moi.

Deux ans que je regarde ma vie tomber en morceaux. moi je suis de l’autre côté de la vitre et j’ai envie de crever.
Deux ans que je me regarde me perdre un peu plus. Deux ans à chercher, des traitements, des instituts, à entrer sortir de l’hôpital, des hôpitaux. à déambuler dans les centre de crises, à chercher au fonds des bois chez les sœurs, à remodeler ma vie, mes études, mes ami-e-s, le setting de mon appart. si tu pense que j’ai pas essayé, mon corps et mon esprits appartiennent pratiquement plus à la médecine qu’à moi.

J’ai cherché mes démons, je les ai trouvés, j’ai dormi en cuillère avec, je leurs ai fait à souper, j’ai essayé de devenir leurs amie. y’as rien à faire. y’as pas de sortie de secours, il n’y as qu’un démon et c’est moi.

Pis c’est pas une question d’amour. de l’amour j’en ai partout autour. J’en ai même eu un que j’ai crissé dehors, parce que oui, je suis souvent conne comme ça. mais je peux juste pas. c’est suffoquant l’amour. c’est lourd quand tu te sens pas capable de le rendre. Je veux dire, dans l’action, parce que j’aime, j’aime plus que tout les gens. souvent même ceux que je connais pas. Je voudrais pouvoir. changer. faire les choses. mais y’as le démon.

C’est un peu dur à expliquer tout ça. probablement pour ça que tu vas lire les spécialistes en parler, et que nous, derrière, on ferme notre gueule et on écoute ce qui ont à dire sur nous. les autres. les malades. les troubles. ceux qui sont loin de la réalité.

Ce soir, je devais aller à la fête d’un ami (Bonne fête Laurent)
C’était pas pire,
Jusqu’au moment où je me suis regarder dans le miroir. non seulement je déteste ce que je vois physiquement, mais je déteste voir ce qui s’y cache. si moi je vois le mal que je suis, tout le monde peut.
J’ai longtemps fait mon possible pour cacher. Peut-être pour ça que depuis deux ans je suis cachée dans mon appart que je déteste juste parce que je suis incapable de sortir de là.
Il vas y avoir des gens. anxiété. je vais devoir prendre le transport en communs. anxiété. je vais devoir rencontrer des gens que je connais pas. anxiété. les gens vont me voir. anxiété.
Plus souvent qu’autrement, quand je me regarde dans un miroir, je veux mourir tellement je déteste ce que je vois.
Et si tu pense que j’ai pas essayé de changer, je te ferais pas le wrap up, mais ça fait 25 ans que je fait juste ça.

Tantôt, en allant me chercher des clopes, et de la bières, j’ai vu un jouet de kid dans la neige.
Je repense à cette enfance que j’ai perdue tellement je me suis détestée. Avant même de savoir ce que j’étais, je savais que je le détestais.
Il faut que tu comprenne que j’en vaux pas la peine. C’est pas une image que je me suis fait ou un discours que je me répète. Du plus loin que je peux me souvenir, ça tout le temps été ça.
La première fois que j’ai écris une lettre de suicide, je pense que je comprenais même pas ce que c’était de mourir. Je savais juste que je voulais plus être là. Je laissais mes bijoux cheap à ma nièce la plus vieille.
Après, y’as eu les crises d’anxiété. à me cacher sous mon bureau de chambre pendant des heures. sans raisons. c’était juste un sentiments. quelque chose vas mal, tout vas mal, je ne peux pas parler, je ne peux pas être vu, je dois me cacher, je ne peux pas affronter le monde. ça te forge vite une vie de marde quand tu as même pas 10 ans. À peut près dans ce temps là, j’ai fait ma première vrai tentative. J’ai avalé une bouteille de motrin. je savais pas que c’était rien. Quand ma mère à trouver la bouteille vide, elle m’as demandé où les pilules étaient. J’ai pris mon Ourson et j’ai pointé son ventre. Je ne comprenais même pas bien ce qui arrivait. je savais seulement que je cherchais un moyen de m’en sortir.

On dit souvent que le suicide c’est une porte de sortie. Bullshit. c’est un moyen de s’en échapper. de s’extraire de la personne qu’on déteste.
comme quand ton couple vas pas bien et tu criss ton camp. moi mon couple, c’est moi, ma tête, mon corps, mes troubles, mon coeur. c’est pas une porte de sortie, c’est une solution.

L’ironie, c’est que je dois m’enfiler ma semaine de xanax pour te parler de ça. rien de bien dangereux, c’est calculer pour.  mon label de suicidaire est déjà bien établi dans mon dossier. juste assez pour me calmer un peu, sinon ce serait peut-être plus hardcore (mais pas comme ed)

Pis demain le soleil sera là. la seule chose qui fera peut-être en sorte que je serais dans un meilleur état, c’est ironiquement, les xanax que je m’enfile. plus j’en prends, plus le lendemain et pas si pire.
Et oui, je dis pas si pire. J’ai des moments où je veux, j’arrive presque, je fais ce que je peux, mais tout ça, ça rattrape assez vite. Et encore pire quand tu voulais et que t’as pas réussi.
j’ai fait assez de tests de surdose pour savoir ce qui est dangereux ou ce qui l’est pas. Enfin, ça dépends, je te le conseillerais pas si t’en as jamais pris, mais quand ça fait partie de ton quotidien, c’est une autre chose.

Pis je vais m’en tenir à la partie suicide. parce que si on entre dans le reste, entre l’hyper anxiété généralisée, le trouble de la personnalité limite, les troubles alimentaires, les phobies sociales et je ne sais plus qu’elles autres choses on m’as lancé dans le dossier depuis des années. Parce que oui, j’ai passé plus de temps dans ma vie à être suivie et à entrer et sortir de l’hôpital qu’à vivre sans.

mais j’en reste encore là, un samedi soir, à écrire des lettres de pour quand on va trouver mon corps. j’espère qu’on perds du poids lorsqu’on meurt. je voudrais pas qu’on se souvienne de moi avec ce corps. c’est mon fucking pire ennemi. imagine vivre tous les jours avec ce que tu déteste le plus. J’ai déjà eu un copain abusif, au moins, y’avais des pauses quand il était pas là.
là, seule dans mon monde, je dois vivre tous les jours avec ce que je déteste plus que tout.

C’est drôle, ce soir ma lettre commençait par, il y as de la soupe dans le frigo. même après que je sois partie, je voudrais pas que mes ami-e-s aient faim ou pense que je ne ferais rien pour eux et elles. tout ce que je fais, je le fais pour pas décevoir, et même si tu dis le contraire, le meilleur moyens d’arriver à ça, ça resterait de crisser mon camp de s’ostie de corps, de cette calisse de vie, de cette agonie, de moi.

si c’est vraiment la semaine de la prévention du suicide, fait un trucs, ouvre ton dictionnaire, vas au mot sympathie et brûle le.
c’est d’empathie dont le monde à besoin, pas de sympathie, mais ça aussi c’est une autre histoire. Peut-être un jour, si j’ai la force, je travaillerais sur ça. comme sur mes milles autres projets et idées auxquelles je crois tellement, mais le reste de moi est tout le temps plus fort.

J’ai déjà été ce que voulais être. c’est peut-être ça qui me rends le plus mal. voir des morceaux éclatés et ne pas être capable de faire un calisse de puzzle avec tout ça.
Des fois tu te dis, tout ça c’est trop. peut-être que tu pense à ta job, à ton couple, à ta famille, à tes ami-e-s, à tes tacos, je le sais tu moi. Moi, tout le temps, je me dis moi c’est trop. trop peu ce que je veux, trop intensément ce que je déteste. pis pourtant j’ai essayé fort. ça parait pas parce que pour nous, essayer fort, c’est souvent juste aller faire les courses, mais si tu pouvais savoir les obstacle de marcher dans la rue, d’être vue, d’être en contact avec des humains, d’être vue.

Je voudrais me reclure dans un endroit ou juste moi je pourrais me détester et arrêter de décevoir les gens autours de moi. je  connais juste une place comme ça. ça viens dans une boîte noire et quand j’y pense, c’est la seule chose qui me calme .

Si tu veux savoir, la semaine de la prévention du suicide, ça devrait être le moment où tu ouvre ton dictionnaire et tu vas voir la définition d’empathie.

Je te dis d’avance, je relierais pas une seule ligne que j’ai écris. deal avec les fautes et ce qui tourne pas rond, mais si j’y retourne, je vais reprendre mon papier mon crayon et écrire que je vous aime. que j’ai pas de mots assez fort pour exprimer ça. ni pour exprimer la honte et le shame que j’ai de ne pas remplir mes fonctions d’être humain. Si on est là, c’est pour aider, soutenir, s’entraider, s’aimer, faire avancer les choses.
Ton ostie de job de bureau changera jamais rien et le statisme est l’ennemi  du bonheur. le votre je veux dire. moi je l’ai jamais eu, et je suis pas naïve, je ne m’y attends pas. il y as des êtres profondément mauvais ici bas, seulement on se concentre sur le sensationnalisme et pas sur celles et ceux qui souffre.

Pour vrai je veux dire. Kurt l’avait très bien dit « i hate myself and i want to die »
Si ça c’était ton moto à tous les putains de jours, tu ferais quoi.
tu ferais quoi si la chose que tu déteste le plus au mode c’est ton corps et qu’il t’empêche de sortir.
Pourtant, je ne le crois aucunement pour les autres, je vois bien au delà de bien des choses futile comme un poids ou une couleur de cheveux, mais quand c’est moi, plus rien fonctionne. je suis socialité à ce point. même si je me bat contre ça. J’ai même monté des ateliers pour les jeunes sur ça.
On vit toutes et tous avec nos propres contradictions.

La mienne, je vous aime as fuck. même si on se connait pas et que tu lis ça, j’ai une parcelle d’amour. Je suis une maman loup, l’amour est inconditionnel
Je ferais tout pour toutes et tous.

Juste pas pour moi.
Et je sais que c’est pas facile à comprendre. Pense à ce que tu déteste le plus au monde, mettons le kiwi,mais tous les jours de la vie, tu te réveil en kiwi.
Tu fais quoi.
Tu patauge  en attendant que ta seule raison de vivre quitte pour pouvoir enfin le faire.
alors si il y as une chose à retenir de cette semaine de prévention au suicide. c’est que tu dois faire un changement radical. ta sympathie, calisse là le plus loin possible, pis accueil l’empathie. c’est peut-être la seule petite étoile.
Pour les gens que tu peux encore sauver je veux dire.

Parce qu’il y as des nous. Ceux dont ce n’est pas une condition, ceux dont c’est la réalité
Je sais bien que je perds chaque moment, mais je vois pas à quoi je m’en serais servis alors.

t’en fait pas, j’ai fait pire.
Mais je dois avouer que sans ma hefewein et mon xanax, j’aurais probablement juste fermer ma gueule.

Chose qu’on appelle média,  t’es pas sur la bonne voix. J’ai hâte de voir des conversations patien-te-s médecins, patientes, patiens, entourage (parce que c’est crissement aussi dur pour eux et elles, mais ça aussi, ce sera une autre histoire)

y’as trop d’histoires pour expliquer, parce que jamais, jamais les situations seront identiques.
Moi je veux mourir parce que je déteste ce que je suis, ce que je suis devenue, mon corps, beaucoup mon corps, mon incapacité à fonctionner, personnellement et socialement et parce que je suis profondément mauvaise. dans le structure de mon être, mais surtout avec les autres.

Je vais avoir pris une quantité raisonnable de xanax et de bières pour sortir des mots.
Je vais m’en vouloir demain,

Mais une des autres choses qu’on m’as dit, c’est yolo
alors there you go

Now, go live that crazy life

Love and Rage

ps: je vous conseille fortement d’écouter la chanson qui est le titre de ce post

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missing – the XX

Je suis passée à 400 milles devant chez toi.
Autant de morceaux que de vitesses.
J’aurais tout donné pour mettre feu à ce sentiment.
J’ai presque pleurer de rire tellement je t’ai aimé.
J’ai presque rie en pleure tellement tu es loin.

Il ne reste de toi qu’une vague impression de chansons et quelques étoiles nées sous un ciel d’hiver.
Il ne reste de toi, que la robe bleue, celle qui nous servie de prémisse sur un toit montréalais.

J’aurais voulu ne jamais te connaître tellement ton souvenir me fait mal.
J’aurais voulu ne jamais te prendre tellement même la musique est trop lourde.

Tout ça, pour un regard lancé au travers d’un champ un été trop chaud.

Je voudrais te briser.
400 milles morceaux,
Je les mangerais un par un,
Comme une louve devant son enfant mort.

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Classé dans des lettres qui ressemblent des fois a des mots, La bête, musique de toi, Obsession, on m'a oublié, Procès Verbal

Wish you where here

Mets tes oreilles ici, ta face dans les mots, pis le reste, on s’en calisse ben

Je suis une loque

D’écran trop grand, tu transparait dans mes fenêtres
L’inutile au coin du mur

Il reste un écho de toi entre deux respires
Il reste une empreinte de ma vie sur la tienne
Il reste tout ce qu’on ne s’est pas dit dans le cadre de porte

J’ai jamais pensé qu’ouvrir une fenêtre pouvait être si difficile
Ni un paquet de biscuits d’ailleurs

J’ai le plancher comme seul allier

J’ai la tête qui divague dans tes yeux

Je sais trop bien que lui est ailleurs,
De toute manière, je veux probablement pas vraiment voir

Les loups mange mon corps dans mes nuits meurtries

Je suis faible comme toi autrefois

Ta chaleur en moins
Je suis quelque chose comme attachée par trois bagues, seize médicaments par jours et une série de tigre à prendre à mes oreilles
Y’as des trophées qu’on s’arrache pas

Viens faire couler le vin sur mes seins
La musique t’en demandera plus pendant que je perdrais lentement conscience

La vie va s’occuper de me fourrer, t’en fais pas pour moi

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Et juste au moment où je perds tous les repères
Juste au moment où j’abandonne ce que j’ai, aux tigres de fonds de rues
Il ne faut rien de plus que deux portes et trois murs trop aigus

Des mots de coins de portes
Ça s’échappent entre les glissantes
Comme trop de neiges sur des êtes oubliés

Les mots lignés qui s’échappent par les pans de fenêtres
C’est tellement rien que j’ai oublié de te dire que t’aime
C’est tellement toute que je m’abreuve du souvenir un vieux soir

Je n’en peux plus d’attendre que tes yeux le disent à ma chair
Je n’en peux plus d’attendre que tu me sauve pas
Je n’en peux plus d’attendre que ta voix se perde dans mes cheveux

Et si je perds tout juste avant le sixième
Il restera quoi entre le ciel et moi ?
Les étoiles qui poussent crient ton nom

Je saigne de tes yeux qui passe par dessus tous les regards
Le monde pourrait bien exister en dehors
Il se passe quoi l’hiver si on peut pas penser à Amsterdam ?

Je retiens toutes les chutes imposées
Je recrache toutes les attaches
Il s’écrit des vérités dans mon dos que je ne peux plus panser

Tes mots qui grisent les coulisses
Je pourrais sourire cet instant pendant deux milles ans

Je serais tombée de tous mes étages si y’avais pas eu tes bras
porcelaine arrondie
ton odeur qui précède mes efforts

J’ai les étoiles qui poussent dans le ventre quand demain est possible

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