Archives de Catégorie: Chimère

i hate u, i love u – Gnash

Le goût de la dope descend dans ma face
L’habitude de tes mots sans goûts se frotte sur mes yeux
Le monde m’écrase par tous les ports

Bateau temps-tête
On sera jamais beaux
On as la poétique des junkies

La force me rentre pas dans le corps
Faudrait encore en faire plus pour y arriver
Partout autour de moi, la vie s’écrase

Je regarde le tout de l’autre côté de la vitre
Y’as plus rien qui me touche
Sauf peut-être toi, les soirs où t’es assez indulgent pour te souvenir de moi

La clope passe entre mes doigts comme un fil
Un long fil entre moi et la réalité
Ma joue contre la fenêtre, je comprends plus rien

On sera jamais beaux
T’as rien de la dépendance qui créer l’espace

Tout ce qu’on as de commun c’est d’être du mauvais côté
D’être de ceux qu’on oublis
De ceux qui peuvent pas se sauver

T’auras bien appris à tenir ma main
À défaut de pouvoir sentir les tiennes

T’auras bien appris à apprivoiser ma voix le matin
À défaut de savoir ce que la tienne veux dire

La vie m’écrase
Je vous regarde faire ce que je suis incapable
Je vous regarde et je me déteste de vous aimer
De vous laisser m’affecter

Pas assez jolie pour vos envies
Pas assez jolie pour vos vies

À défaut, je me cache dans vos souvenirs
Mettre les tounes sur replay
Pis laisser mon corps glisser contre le temps
Le flatter du bout de mes doigts intoxiqué

Les amitiés aussi ça peut te briser le coeur
Les amitiés aussi ça peut te fucker une vie

S’en réduire à ne plus rien faire d’autres que sentir le poids s’étendre sur mon dos

La dope descend pas assez vite
La clope elle, coule

Bateau sur tes temps-tête
Quand tu décide que j’existe enfin, Je respire un peu

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Classé dans Chimère, poésie de junkie, tiger

I need my girl – the National

Nous sommes les filles de la pluie
Un espace entre les temps qui gronde et fronde
Comme si toute la terre pouvait s’écrouler sous nos sentiments

L’espace glacial entre les gouttes est notre refuge
Cadeau de la mère qui nous force à nous voir de trop près
Comme prises dans un labyrinthe de nos propres intuitions

Y’as pas de place dans cette maudite vie pour les sorcières
Prisent à tout vivre trop, tout le temps, pour tout le monde
Y’as juste sous les tempêtes qu’on peut respirer

Trop de toute coule sous nos yeux
L’air glaciaire des sentiments
Tout explose quand on souffle un peu

Plus rien pour respirer qu’un passage d’une goutte à l’autre
Parce que vos vies nous goûtent amères et qu’il faut bien digérer un jour ou l’autre

Manifeste des filles de la pluie
Les sans espaces
On existe pas pour cause de sentimentalité

Pas de place en société pour celles qui dansent entre les branches
Être tout le temps trop tout
Prendre tout le temps trop tout

On est nées comme ça.
Avec les désirs des autres en dedans
Avec les sentiments soulevés par le vent

Pas le choix de te ressentir à dix milles lieux à la ronde
Tu tonnerres encore
Tu résonnes
Fort

Avoir tout le temps trop c’est étouffant
Faudrait nous laisser la place d’exister

Manifeste des filles de la pluie
Plus capable de rien avaler à force de trop vivre

La vie est pas moins moche sans opiacé
Vous êtes juste habitué
Nous, on a pas le choix, l’instinct est trop fort

Des milliers de sorcières épuisée coulent sous l’eau
On va leur crier ; Vous êtes pas seule! Il existe un espace, dans un nuage, sous la pluie, où on a le droit d’exister! Venez soeurs de pluie, ensemble, on a tout un autre monde à construire!

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Classé dans Chimère

Lost boy

La lumière danse sur en reflet sur la fenêtre

Les désirs se dissipent en fumée au bout de mes doigts
Une petite danse rouge au bout des ongles
Un long filet blanc entre mes lèvres

Il fait bien bien trop froid pour toi dans mes bras
Ne te prends pas à mes pieds mon amour
Il n’y as rien pour toi sous mes pas

J’espionne le dépanneur en face
Des passants l’air épars se dissipe contre le temps

Ça danse plus au bout de mes doigts
La fumée as disparu elle aussi

Ne t’attache pas à moi mon amour
Il fait bien trop froid dans mes bras

Mon coeur est bien trop grand pour toi
Ne t’y perds pas
Les chemins s’y échappent au grès de mes amour rempart

La lumière danse contre la fenêtre

Je m’invente des vie qui n’existe pas
J’attends le temps
Les veines giclantes au bout des bras

Je suis bien trop en sécurité pour toi
Il n’y as plus rien dans mes combats
Ce que je fais maintenant, je le fais pour moi

Ne te perds pas en moi mon amour
Je me perds à chaque détour

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Classé dans adulteries, Chimère, des lettres qui ressemblent des fois a des mots