Texte auquel tu comprendrais rien, même si je te le disais en pleine face.

Tantôt, je suis partie en vacances, c’était beau. J’ai longée les abords du passé,

j’ai même marché sans trop avoir peur des fantômes. Je me suis éclipsée derrière un trip de pêche après avoir croisée Blanche qui criait du vieux rock québ. Je suis même remontée jusqu’à Noranda, les mêmes squelettes, dans les mêmes placards.

J’ai marché avec Jenny,

Le même soir que le dernier soir où les Canadiens jouait leurs grosses game. Plus de squelettes que ça, ça se pouvait pas.

Pis off course, Jenny à rendu ça propre propre, c’était tellement beau, j’ai presque été un oiseau tellement c’était beau …

Ça aura pas été long qu’une fois chacuns dans son espace, Manu m’attendais avec son revers de main pis sa réalité

Je sais, je t’aime mal, je t’aime trop, mais je m’attendais quand même pas à ce que sa fasse si mal.

Je sais que t’es occupé à t’occuper de la version que tu peux sauver, que tu dois choisir celle qui meurt jamais,

Mais là je me regarde rentrer toute seule dans nos décombres, pis s’t’encore les mêmes criss de tounes sur repeat, je me regarde essayer de ramasser les insultes sans tout décrisser, sérrer des poings à en espérant faire sauter les dents. Le coeur comme du sable resté dans un maillot, je me couche en chien mouillé en me faisant croire que c’est raisonnable d’être oubliée,

Je suis épuisée de jamais être Jenny, depuis longtemps.

J’ai besoin de m’en aller d’icitte. J’t’a veille de me coucher sur le plancher et Hermione est morte. Si ça c’est pas un signe …

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Youth – Äsgeir

Je voudrais pouvoir appeler ma mère quand je pleure

Ça aussi, vous me l’avez volé.

Mais j’imagine que quand n’as pas dû répondre aux questions, on ne pense pas à ses choses là

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Qu’est-ce que tu veux faire dans la vie?

Étudier à la Sorbone, écrire. C’était ma réponse, c’était ce que je voulais devenir, pas ce que je ferais, ce que je serais. Une humaine dédiée à savoir lire et écrire les réalités.
Mais je me suis perdue entre temps et entre 15 et 17 ans, c’est 10 ans de demie sous-sol, de pagers, de guns de fonds de sacs, d’amour aveuglé, brutalisé par les officiers qui se sont installées.
Pas de quatrième ou cinquième année. J’ai jamais été diplômée, je me suis pas assise sur les bords de fenêtre de la chapelle ou dans le local de la radio. J’ai pas eu de bal ou de photo à encadrer. C’est pas vraiment le genre de résumé que t’envois à l’université.
J’ai toujours eu ma poésie trop sale dans le dedans, l’envie de la cracher au monde, je lisais encore parce que c’était ce qui faisait bouger le sang de mes veines.

La première soirée où je me suis ramassée dans un fonds de salle entourée de l’underground littéraire de ma génération, j’ai voulu la jouer cool, mais j’étais pétrifiée et tellement émerveillée … J’avais peut-être retrouvé mon chemin vers ma vraie raison d’être, être de mots. J’en croyais pas mes yeux quand mon ami nous a tirés des chaises en plein milieu de ce groupe d’humain que j’admirais autant. Pas sur un bout un peu cachée, en plein milieu. J’avais rêvé de grandes discussions, de fins de soirées enfumées aux cendriers pleins et aux verres tâchés de vin, j’en avais tellement rêvé. Je l’avais même pratiqué, j’ai fais mes devoirs, lu mes classiques, décidée d’être structuraliste, j’étais prête.

Le futur grand écrivain à ma gauche à agripper mon regard et le reste de la soirée. Il m’a parlé de mes lèvres, de mon rouge à lèvre, rouge révolution, à tiens, je lui fais penser à Beauvoir, le rouge qui match avec mes ongles, and on and on.

C’est le plus près que je suis venue d’une des grandes discussions dont je rêvais, mon rouge à lèvre indiquait le cliché que je suis d’aimer Beauvoir, de fumer trop et d’être de passage. Manix pixie dream girl version littéraire.

Peu importe le cadre ou la perspective, c’est toujours la même image.

Even today,
He sees my lips, imagine my hair, want how i can make him feel i’m his.
But all of it is just for today,
Once i’ve showed you, you’ll be on your way.
I’m the one you want to possess but you won’t love when the day is over.

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Classé dans c'est ma vie, pas de la poésie

Good to love – FKA TWIGS

I’ve let my body OD on the shore with the only assurance that I was now far enough. With the Sea between the mockingbird and me, I could learn to live in the afterlife, the aftermath of your sticks and stones. And I did learn. I breathed, washed my body and welcome the ghosts you left me with. I lived the good and bad life, learned to love with a distance, and let my body breathe with the waves.

But now that you cleared your conscience, faked your way into the heavens, the sky left the table and the horizon is clear. Translucent. Now, I’ve lost my choice and I have to live with an horizon filled of past. There’s nothing I can do, it’s everywhere I can see. It’s hunting me like a burning ray of sunshine roasting every inches of my skin. Seeing it makes me want to either defeat all of deaths or living it all, there’s no more middle ground now that you’ve put me naked again before you all.

And since you killed all that I’ve created of myself, the choice dosent look like a two way street. Like I have, all again, to move accordingly. But my body doesn’t want to come alive for you anymore. Come take me if you want me. I won’t give you the satisfaction of being the one to come to you. I won’t buy your ticket to the uncancelled show. You never were. My story will not be your redemption road

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Love lockdown

Les nuits froides d’hiver, 808 heartbreak dans les tempes, mon temple redevient le temps le temps d’une bouteille posée sur le coin du comptoir,

Je respire de tout l’intérieur et mes lèvres, comme des enfants données en pâtures, se démènes pour ne pas mourir parmi la meutes de loups

Les nuits froides, quand les respirent sont glacés, je redeviens le grand rien qui cherche tout de toi kid.

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Classé dans adulteries, musique de toi, on m'a oublié, tiger

Levo – Reccondite

Je ferme tout le temps les yeux sur le balcon maintenant.
Je pense à la route,
Au fleuve qui court le long de la fenêtre.
Au vent qui se plaque dans les mains vers le ciel.
Au nuages trop grands qui nous avalent tout le long d’une falaise.
Je m’imagine étouffer, les pieds pris juste sur le bord de la montagne,
Parce qu’étouffer dans le vide, ça fait moins mal qu’entourée

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Yellow Flicker Beat – Lorde

This is the day my heart cracked

the rest of me wouldn’t so you broke it too

with everyone who ever whispered my name

 

 

  • breath me – Sia

 

i don’t know if it hurts everywhere or nowhere

 

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Ficelles / Une version améliorer de la tristesse / ficelles on repeat / le jour où elle m’as dit je pars

J’aurais pas dû,  J’aurais pas dû,  relire tes mots,
J’étais prise dans les ficelles on repeat jusqu’à quelques doigté
Et c’est maintenant une version améliorée de la tristesse
Comment on as pu être aussi beau et que tu oublis mon nom
Comment, comment, comment t’as pu tout savoir de moi, tout comprendre, tout voir, dans un seul de mes regards alors que je t’avais même pas dis un mot.
Comment t’as pu me rendre si belle et forger le chemin pour me brûler sur la place publique

J’aurais pas dû chercher le mot qu’il me manquait pour une photo,
Parce que j’ai maintenant envie de t’écrire je t’aime partout dans la maison,
Juste pour pas que tu oublis mon nom

Je veux pas croire que t’as brûler même tes souvenirs de moi quand t’as allumé le feu de mon bûcher

Je cherchais Hermine
J’ai trouvée une porte blanche que je veux pas laisser mourir,
Si tu savais,
Tu y croirais pas comment elle as les poignet propre
propre propre
Comme un poignard lavé

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Classé dans Chimère, des lettres qui ressemblent des fois a des mots, musique de toi, on m'a oublié

Khruangbin & Leon Bridges – Texas Sun

J’ai voulu me faire un café et ça doit faire une heure et au moins douzes choses qui me passe par la tête, que je commence, auquel je pense, que j’organise, que je prévois, anticipe, name it, mais pas une que je finie, même pas mon café. À l’écrire par contre, j’ai comme pas le choix de le finir le café, de faire mousser le lait et de l’ajouter dans la tasse.  Si c’était pas aussi demandant et émotionnellement drainant d’écrire, ce serait clairement un truc à utiliser tous les jours pour les choses à faire.

Le temps de faire pis écrire tout ça, la raison exacte pour laquelle je t’écris est presque disparue… parce que oui, même si ça parrait pas, il y as toujours eu une raison précise quand je t’ai écris. Une image, une chanson, une phrase, un mot qui refusait de quitter ma tête et qui me hantait jusqu’à ce que je la libère à toi. la libère de moi.

C’est bizarre de t’écrire. La chanson du EP lancée au hasard, que j’avais pas encore écouté, est beaucoup trop appropriée (C’est la deuxième).
Je pense que j’avais besoin de parler au « tu », parce que même si t’es long gone, que t’as probablement jamais lu mes mots, que t’existe pas vraiment, que t’es devenu tellement de personnes au fil du temps, des fois séparées, des fois combinées. C’est le « tu » le moins individuel, mais le plus intime et personnel.
En plus c’est même pas pour te crier mon coeur que je voulais parler. Je sais, je t’ai habitué à ça, te crasher dans face mon émotivo-trash, te raconter les histoires et les images que je pouvais plus te dire pis c’était plus l’fun quand c’était ça. Ça me manque. Mais les ponts entre mes émotions et mon clavier ce sont brisés. Les images ont disparues et les émotions sont devenues latergiques. C’est fou comment je sais exactement quand ma vie as brisée et en même temps fuck all pas comment elle en est arrivée là. Je sais juste que je regarde derrière et je vois une personne qui n’est plus vivante, je regarde dans le miroir et je vois des choses que je comprends pas et qui me dégoûte et si je regarde devant… si je regarde devant je fais un break-down parce que je sais que si je continue y’as rien, mais qu’en même temps, j’y suis déjà et que je comprends lentement mais sûrement que malgré tout le travail fait, c’est ça qui est ça et comme j’en veux pas, ça fait danser mes images romantiques d’arrêter tout. De tasser l’ordi, de changer le café pour le demi verre de vin et la mini bouteille de vodka et ma pharmacie.  Ben oui je suis assise sur le plancher dans la cuisine. accotée contre le four. Je fais ça des fois pour essayer de me sentir comme moi. comme j’étais. quand tu m’aimais.

Tu vois, je voulais te parler parce que j’avais besoin de dire à quelqu’un d’autre que moi que j’ai des bizarres effets secondaires, je pense de seroquel, depuis une coupes de semaines et que je suis à bout, mais je me suis perdue.  J’ai voulue appeler quelqu’un-e, n’importe qui. J’ai fais le tour de la liste dans ma tête ;
– Je peux pas appeler ma maman, son cellulaire est brisé et elle garde les enfants et ça ferait juste l’inquiéter et je veux pas l’inquiéter quand y’as pas de solution autre qu’attendre que mon médecin revienne.
-J’ai essayé mon Ours, mais il doit souper avec des collègues. Il est dans un truc de travail loin et de toute manière, le téléphone il y réponds pas, sauf si il as composé en premier.
-MC je peux pas l’appeler, babe est pas encore couchée et de toute manière elle aime pas ça parler au téléphone.  De toute manière, elle pense probablement encore que j’ai le syndrome de Münchhausen alors c’est peut-être pas la personne à qui je devrais me plaindre de mes épisodes nocturnes étranges et physiques…

La liste est rendue courte hein…
après, si j’étends, je pourrais appeler mon père, mais je suis pas prête. Long story short, ma grosse chose d’amour est morte j’allais écrire la semaine dernière, mais ça fait plus presque deux semaines. y’as tellement trop de choses à faire, de « je compte sur toi » ou « j’ai besoin d’aide » que j’ai même pas fait mon habituel/rituel 3 jours de break-down de choc émotionnel. Tu vas me dire qu’après 14 ans, c’était prévisible et ça peut pas être tant un choc, mais comme elle était pas malade, qu’elle allait bien et que je l’ai juste trouvée un matin, froide, sur le côté, les yeux et la bouche ouverte, pas mal là où je suis assise, ça été choc. Et je sais que mon père veut être là pour moi et me le montrer et vraiment être là, mais c’est moi qui arrive pas à être là. Je me suis pas encore arrêtée pour bien comprendre que je fais juste halluciner une chose noir du coin de l’oeil. J’ai pas encore pris le temps de comprendre ce que ça me fait de me rappeler à tous les matins que j’ai pas de bol d’eau à changer. Et j’ai peur de briser au complet si j’ouvre la fissure. Et je sais que voir mon père, parce que si je l’appel, dans toute sa volonté et son amour il va sonner à ma porte demain matin, et lui ouvrir la porte, c’est ouvrir la porte à la fissure aussi.
J’ai peur de ce que je vais faire si je m’arrête et je me laisse le temps et l’espace d’avoir mal. Parce que dans tes yeux c’est peut-être juste un chat, mais pas dans ma vie.
C’est Alex qui me l’as offerte à ma fête de 17 ans. Dans notre premier appartement. Mais c’était pas vraiment pour ma fête, oui, mais c’était symbolique. Le jour de ma fête de 17 ans, dans notre brand new 2 1/2, demi sous-sol, à verdun, j’ai fais mon premier test de grossesse à vie. Ça as été vraiment difficile cet avortement là. Physiquement, psychologiquement, médicalement, amoureusement. Alex m’en as tellement voulu. Je pense que le chat ça été sa réconciliation de notre réalité. Cet avortement là à quand même apporter deux bonnes choses, du data pour l’étude de santé canada qui as fini, quelques années plus tard, par approuvé l’utilisation de la « pilule » d’avortement et mon chat. Mon chat qui m’as suivi toute ma vie après. J’ai jamais vécue ma vie d’adulte sans avoir ma grosse chose que j’ai appelé bébé dans l’intimité. Je me suis accrochée à elle plus de fois que ma mémoire peut retenir. Quand sa p’tite face apparaissait les soirées où j’avalais des bouteilles de pilules couchée sur le plancher, comme pour me demander d’arrêter ou me ramener parce qu’au nombre de bouteilles que j’ai vidées, ça se peut presque pas que je sois là. toutes les fois où t’es partis. Quand dû faire avorter mon baby shark malgré mon coeur je me suis accrochée tellement fort à elle qu’elle as dû étouffer et être écoeurée pis p’tête même prier que quelqu’un-e vienne prendre le relais d’être là.
Je me suis encore perdue. Pourtant je prends mes trois médicaments de TDA par jour, pas plus, pas moins. Je prends mes 6 médicaments par jour dans les règles de l’art depuis des années. Mais je me perds encore assise sur le plancher à essayer de te parler.

Je faisais la liste de qui j’aurais pu appeler. J’avais fait le tour en fait. C’est certain que je connais plus de gens que ça, que j’en aime beaucoup plus que ça. Mais il y as les gens à qui je n’ai pas donnée de nouvelles depuis trop longtemps. Les gens avec qui il y aurait trop à expliquer parce que je suis plus capable d’avoir des relations de près et pour comprendre faut souvent avoir le portrait. Il y as les gens que je me sens coupable de pas avoir appeler depuis trop longtemps.  J’ai tellement du apprendre à me refermer et m’enfermer pour survivre après villeray, ça été tellement difficile, tellement que c’est devenu ancré. Comme le tattoo sur mon poignet que j’ai mis là après toi pour me souvenir de m’ancrer dans ce que je suis, avec ce que je pensais être les gens qui m’aime, enfin, les gens qui m’ont aimés plutôt, m’ancrer dans la force du sisterhood, qui m’avait offert le tattoo et lui as donné encore plus de sens, je voulais m’ancrer sur la peau de plus te laisser crisser la mienne contre les murs. J’ai du ancré d’effacer le monde et moi dedans pour survivre et maintenant je suis prise avec. Maintenant je suis plus certaine si la survie en valait la peine quand on arrive pas à vivre après.

Je commence à me perdre dans trop de choses, j’ai peur d’ouvrir la porte si je continue. J’ai beau pas vraiment être vivante, je peux pas me permettre d’ouvrir la porte à la fissure de trop qui fait voler le vase en milles morceaux.

Je me souviens plus de ce que je voulais te dire.
Même si c’était ni beau, ni poétique, ni compréhensible probablement, à date je suis pas fâchée de t’avoir envoyé des mots. Merci ? …

 

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Jarryd James – Do You Remember

Je t’ai écris dans le vide depuis tellement longtemps
Je t’ai aimée dans le vide puis tellement longtemps

Il y as des coupures pires que les peines d’amours

J’ai pensée que j’avais peut-être tout perdu, mais qu’il me restais toi

Criss que je suis conne
19 septembre 2019

J’abandonne
Je laisse tomber les armes,
Mon amour aussi

 

Ni la première, ni la dernière fois qu’on me laisse sur un coin de rue.

 

Bon voyage mon amie,
Je peux plus t’attendre, t’as été très clair,
T’en veux pas de moi

Je me résigne
« unfriend »

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