J’ai comme un petit rien qui me glisse des oreilles juste qu’entre les lèvres
Des pensées éparpillées de toi
T’as encore laissé mon coeur sur le plancher
De l’eau saline sur les draps
Et trop de peur dans mes yeux
On as jamais appris à jouer comme des grands
Il y a des jeux qui se perdent dans nos ébats trop grands
Trop pour toi
Les heures s’allongent, un peu comme tes regards fuyants
Les heures s’étirent, me prennent, me torture, m’endure
Entre tes désirs tu me cultive comme le silence de l’enfance
Il n’y as rien de moi en toi, mon amour
T’as laissé tes passions sur le plancher
Des traces d’incertitude qui grimpent aux miroirs
Il aurait fallu toujours cultiver l’image
Celle du cadre
Qu’on regarde, sans toucher, le temps de se prêter de jolies intentions
Mais il n’y as de jolie dans cette histoire que les mots prêtés
Ceux d’avant, les ignorants je veux dire
Et comme je te captive entre ce qu’il reste de bienveillant en moi
Je marie les heures du côté fenêtre
Et j’oublie, un peu trop souvent, d’être en vie
